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Portugal

 
 
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Je suis attaché au Portugal car ma mère a émigré avec sa famille de ce pays en 1970 pour aller en France. Durant les années soixante et soixante-dix, de nombreuses familles vont faire de même. À l’époque, les principales puissances coloniales avaient déjà perdu la plupart de leurs territoires, mais le Portugal s'est enlisé dans ses guerres coloniales. Les émigrés Portugais voulaient échapper à la pauvreté, à la dictature de Salazar et à la conscription. D’un autre côté, le patronat français avait besoin de migrants pour maintenir une main-d’œuvre à bas coût, de plus les Portugais avaient la réputation de travailler dur et d’être facilement intégrables (comparé aux Maghrébins). Durant mes deux derniers passages en 2011 et 2015, j'ai principalement photographié Felgar, le village de ma mère. Si vous désirez plus d'informations sur l'histoire de l'immigration portugaise en France, je vous conseille la lecture de cet article écrit par l'historienne Marie‑Christine Volovitch‑Tavarès.

Felgar, Bragance, Portugal, août 2011

Felgar

Voici Felgar. Comme beaucoup de villages au nord du Portugal, l'émigration y a été très forte. La population a été divisée par deux en cinquante ans, beaucoup de maisons sont abandonnées.

Felgar, Bragance, Portugal, septembre 2015

Au comptoir

Durant les vacances, beaucoup d'émigrés reviennent au village, mais à partir de septembre, il ne reste que les retraités et les résidents permanents.

Felgar, Bragance, Portugal, septembre 2015

Jour du Seigneur

Mes grands-parents ne résident au Portugal que durant l'été et c'est l'unique occasion pour ma grand-mère de regarder ou d'assister à la messe.

Felgar, Bragance, Portugal, septembre 2015

Chambre de ma mère

Ce n'est pas la chambre de son enfance, c'est une maison de vacances d'émigrés. Les émigrés ont souvent construit des maisons beaucoup plus confortables grâce à l'argent gagné en France.

Felgar, Bragance, Portugal, septembre 2015

Plantation d'oliviers

Les grandes exploitations d'oliviers vivent encore, mais la modeste oliveraie de mon grand-père est abandonnée.

Porto, Portugal, septembre 2015

BEN-AST

Le Benfica contre le FK Astana.

Porto, Portugal, septembre 2015

Marché de Bolhão

Un marché délabré qui ne tient encore que grâce à des étais. De nombreux étals ont perdu leur âme, des vieilles marchandes tristes essaient de vendre des babioles aux touristes. Malgré ça, des enfants jouent au ballon.

Porto, Portugal, septembre 2015

Initiation

Au Portugal on peut voir des étudiants en cape noire participant aux rites de la praxe, la tradition étudiante (voir cet article d'anthropologie). Ici c'est une cérémonie liée à la rentrée scolaire. La praxe semble inculquer au futur adulte le respect d'un ordre social, en première année il va subir une violence qu'il infligera plus tard à d'autres. De plus, la violence n'est pas toujours que morale, comme l'explique cet article traitant d'un fait divers, où six étudiants moururent noyés lors d'une fête de fin d'année.

Guarda, Portugal, août 2011

Castro de Tintinolho

Sur la montagne, on peut voir les ruines du Castro de Tintinolho. Construit par des Celtes durant l'âge du fer, ce castro surplombe la vallée de Mondego.