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Japon

 
 
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Un pays auquel je suis attaché depuis la fin de mon adolescence. C’est au Japon que j’ai commencé la photographie. J’ai vécu un an à Kyoto avec une étudiante japonaise qui par ailleurs était hôtesse de bar. Une expérience qui m’a influencé par la suite, dans le choix de traiter la prostitution en photographie. Six ans plus tard je suis retourné au Japon pendant deux mois. En six ans mon regard sur le pays a changé, je suis devenu plus sensible à certaines formes de dominations. J’ai donc photographié des aspects plutôt négatifs du Japon. C’est d’autant plus intéressant pour moi de dresser un portrait peu flatteur de ce pays du fait qu’ il jouit d’une image très idéalisée en France.

Toyko, Japon, juillet 2016

Yasukuni

Un matsuri (festival) pas comme les autres, il n'y a rien à manger, ni à boire. C'est le festival de Yasukuni, sanctuaire où de nombreux soldats japonais sont déifiés, dont 1068 criminels de guerre. C'est devenu un symbole pour la droite nationaliste, en témoignent les polémiques à chaque visite du Premier ministre du Japon. Il n'y a hélas pas de festival pour les criminels de guerre nazis ce qui est regrettable, car au moins il y aurait sûrement de la bière.

Kyoto, Japon, août 2016

Fushimi Inari

Le Fushimi Inari à Kyoto est le sanctuaire principal dédié au « kami » Inari, dieu des céréales et de la prospérité. Un lieu très visité, popularisé par les brochures touristiques, le film américain « Mémoires d'une geisha » ou même la campagne publicitaire d’Apple « Photographié avec l'iPhone ». Ces milliers de « torii » alignés sont visibles sur quelques kilomètres. Malgré leur esthétique indéniable, ces portails censés séparer le sacré du profane sont avant tout un moyen pour les entreprises d’y graver leur nom, et pour le sanctuaire, d’augmenter ses recettes.

Kyoto, Japon, août 2016

Maiko

Voici une maiko (apprentie geisha), gardienne de la culture traditionnelle japonaise, un idéal de féminité pour de nombreuses femmes, un mythe oriental fascinant pour les occidentaux. Des années d’apprentissage d’arts traditionnels, de manière et de conversation, tout ça pour le bon plaisir d’hommes riches et puissants. L’homme qui l’escorte me rappelle étrangement les sous-fifres traînant à l’entrée des bordels, d’ailleurs ils venaient d’une de ces ruelles mal famées perpendiculaires à Kiyamachi…

Tokyo, Japon, juillet 2016

Yurikamome

Une ligne de métro aérienne automatique dans la baie de Tokyo.

Toyko, Japon, juillet 2016

Ueno

Un salaryman (employé de bureau), entre dans le quartier de plaisir d'Ueno.

Kyoto, Japon, août 2016

Kamogawa

La rivière Kamo, la rivière aux canards.

Hakone, Japon, août 2016

Merveille de la nature

Après un long et coûteux voyage jusqu’au sommet, enchaînant train, funiculaire et téléphérique, les touristes profitent de la vue et de l’odeur de cette merveille de la nature.

Hakone, Japon, août 2016

Mine de soufre

Cette merveille de la nature, est une exploitation de soufre. Ça sent donc l’œuf pourri, d’ailleurs les guides touristiques conseillent d’y consommer des « œufs noirs » la spécialité locale.

Nikkō, Japon, juillet 2016

Takinō

Un groupe d'enfants visitant le sanctuaire Takinō.

Tokyo, Japon, juillet 2016

Rue ordinaire

Pourquoi ces jeunes gens en visite à Tokyo marchent-ils dans un quartier de prostitution ? Ces quartiers sont en fait nombreux, banals et parfaitement intégrés à la ville. Je pense donc qu'ils rentrent simplement à leur hôtel. La femme qui les suit, en revanche, commence peut-être son service dans un des établissements du quartier d’Ueno.

Tokyo, Japon, juillet 2016

Shiroibara

Des hôtesses saluant le départ des clients. Peut-être le plus vieux club d’hôtesses à Tokyo. Un endroit où les filles sont payées pour allumer les cigarettes, servir les boissons et avoir des conversations hypocrites afin que leurs clients masculins aient le sentiment d’être importants et aimés. Les hôtesses ne sont pas censées avoir de relations sexuelles avec les clients, mais l'alcool aidant et avec le temps, un client régulier très généreux peut avoir une chance. Mais pourquoi dépenser beaucoup d’argent quand il y a des prostituées peu chères partout ? Car pour le client ça représente un défi, c’est donc gratifiant et certains sont vraiment amoureux.

Tokyo, Japon, juillet 2016

Gens de Shibuya

En bas de la « Colline des Love Hotel ».

Tokyo, Japon, juillet 2016

Pokémon Go Zombies

Au parc Yoyogi.

Tokyo, Japon, juillet 2016

Emmanuelle

Un « sekukyaba ». Ici, les clients payent pour une boisson et quelques jeunes filles. Elles viennent une par une pour un temps limité, s'assoient sur les genoux du client pour être embrassées et pelotées. Emmanuelle est aussi un nanar érotique culte des années soixante-dix, à voir absolument !

Tokyo, Japon, juillet 2016

Sugar Daddy

Avec sa « sugar baby » qui s’éloigne et tourne la tête. Dans quartier des love hotels d’Ikebukuro.

Tokyo, Japon, juillet 2016

Delivery Health

Le client peut réserver une fille par téléphone ou sur le site de l'agence. Celle-ci lui sera livrée à son hôtel ou à son domicile à l'heure choisie.

Tokyo, Japon, juillet 2016

Lycéenne

Un policier interpelle une fille en uniforme de lycéenne qui distribue des prospectus. Elle fait partie d’un groupe de fille que j’ai pu observer pendant une demi-heure. Les prospectus n’étaient distribués qu’aux hommes d’apparence japonaise non accompagnés de femme. Il s’agit peut-être d’un service de « promenade » avec le client. C’est une forme de prostitution déguisée, réprimée et médiatisée depuis quelques années car elle implique quelquefois des mineures.